POUPIE : « Avant, les artistes étaient moins noyés dans la masse. »

Découverte dans The Voice, Poupie débarque d’une planète dont est la seule à connaître l’adresse. Style éclectique, voix cassée mais puissante, Poupie est un charmant ovni. Dans son titre « Pas comme les autres », elle souligne cette singularité : « Ils veulent que j’sorte mais je reste dans ma fusée (…) J’suis pas comme les autres, pas la peine de dire que c’est ma faute, tu quittes le navire, t’es pas des nôtres… » Reprendre un tube techno des années 90 en version reggae, transformer « Wanabee » en promenade, ou réaliser un featuring avec Jul, la jeune artiste n’a pas (du tout) fini de nous surprendre…

Par Louisiane Dor

Poupie au défilé Pierre Cardin, tenant le magazine Influence.

Poupie, comment peut-on définir ta musique ?
Ma musique est un mélange de reggae, de pop et de trap. Je suis fidèle à l’univers musical qui existe dans mon esprit. 

Considères-tu avoir inventé un style ?
Pas vraiment, puisque ce sont des styles qui ont déjà été mélangés avant. Mais si j’ai inventé quelque chose, c’est ma place dans le tableau en tant que Poupie, avec ma voix et ma vision.

Quelles sont tes influences ?
Beaucoup de styles différents, issus de différentes époques. Mais ceux qui influencent le plus ma musique sont la pop américaine et le reggae. (Rebelution, Bob Marley…)

Quelle est l’icône de ton enfance ?
Dans mon enfance, je n’avais pas vraiment d’icône. Mes proches m’aidaient à grandir et à me forger : c’étaient eux mes icônes. Je n’ai jamais trop eu ce côté fanatique pour un artiste ou une personne. J’ai aussi beaucoup plongé dans mon imagination.

Quel est le featuring de tes rêves ?
Avec Bad Bunny !

Que penses-tu de l’évolution de la musique ?
La musique est sans cesse réinventée et modelée, selon les styles et les personnalités. Avant, les artistes étaient moins noyés dans la masse. Mais, à la fois, notre ère permet de partager plus facilement sa musique. Avant, la musique semblait moins faire partie de ces choses que l’on peut consommer rapidement, et dont on se lasse en quelques clics. Par exemple, j’aime quand un album est pensé comme un album, et non comme 13 singles qui sortent les uns après les autres, jusqu’à ce que l’un d’eux buzze.

Si tu ne devais plus écouter qu’un seul titre, lequel serait-il ?
« Brother in arms » des Dire Straits.

Selon toi, le look contribue-t-il à faire l’artiste ?
Je crois qu’être artiste, c’est un tout. La personnalité s’exprime notamment à travers l’apparence.

Travailles-tu une identité visuelle ?
Oui, mon équipe et moi travaillons énormément mon identité visuelle. Nous réfléchissons beaucoup à chaque clip ; à ce que nous voulons véhiculer comme message visuel. Cela va rester dans les mémoires, attaché au son de ma voix, alors il est important de ne pas se tromper sur le souvenir que l’on va laisser aux gens…

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