NOÉMIE DORAGON : Édito

Initialement graphiste, Noémie Doragon a décidé de faire de son corps une œuvre d’art. Dès son plus jeune âge, sa famille lui apprend l’importance de l’art et la nature. Enfant, Noémie est déjà passionnée de tatouage : « C’est, à mes yeux, un moyen de s’approprier le corps que nous n’avons pas choisi. » À 18 ans, elle contacte Guy Le Tatooer, un artiste dont elle admire le travail. Au départ, Noémie entreprend de se faire tatouer la nuque. Mais les séances de tatouage la séduisent, et elle décide finalement de continuer. « J’ai découvert, au fil des séances, que se faire tatouer était également tout un rituel. Un acte de lâcher prise, d’écoute de son corps, de dépassement de soi. C’est intense physiquement comme émotionnellement. Les énergies qui circulent entre l’artiste et la personne qui se fait tatouer sont puissantes. » Son tatouage est en constante évolution. Noémie ne sait jamais à l’avance ce qu’elle va se faire tatouer. Guy Le Tatooer travaille à même la peau, instinctivement, épousant les courbes des corps. Sur la peau de Noémie, on observe des motifs végétaux, psychédéliques ; d’autres issus des cultures indienne, japonaise, chinoise et des temples thaïlandais. Tout ce que Noémie aime et honore. « Guy fait de moi une œuvre d’art vivante, pour toujours. Nous sommes encore loin d’avoir terminé, je pense d’ailleurs que ce projet n’aura jamais de fin. » Cette enveloppe charnelle singulière, et la personne qui l’arbore, ont intrigué de nombreux photographes…

Photos : Anaël Boulay / Chaussures : Good Guys Don’t Wear Leather

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